Icône d'une main avec un soleil

Art + culture

Festival Afro Monde 2026

Par Orlane Sebaï

Samedi 8 août, le Festival Afromonde rassemble à Montréal créateurs, commerçants, artistes et visiteurs autour des cultures africaines et afrodescendantes. Entre les étoffes colorées des kiosques  et les voix qui résonnent sur scène, la culture ne se donne pas seulement à voir : elle se porte, se  transmet et se chante. 

La mode africaine, entre transmission et entrepreneuriat  

Dans les allées du festival, les vêtements occupent une place importante. Robes, ensembles et tissus  attirent les visiteurs et racontent, chacun à leur manière, différentes facettes des cultures du  continent.  

Au stand de Mama Mate, l’histoire commence bien avant Montréal. Sa propriétaire a fait le voyage  depuis le Sénégal spécialement pour participer aux quatre jours du festival.  Derrière les vêtements proposés aux festivaliers apparaît ainsi une autre réalité de ces événements :  celle de petites entrepreneuses qui investissent temps, argent et énergie pour aller à la  rencontre de la diaspora et faire connaître leur travail.  

Quelques stands plus loin, Christel Karen Dzolang, propriétaire de la marque L’Atelier Kaay mise sur un textile bien particulier : l’adire. Ce tissu traditionnel teint, associé notamment à la culture yoruba du Nigeria, se transforme entre ses mains en robes et tenues légères, particulièrement adaptées à l’été. Pour l’entrepreneuse, il s’agit aussi de mettre en lumière un textile qui est encore rarement représenté dans  les boutiques et les stands consacrés à la mode africaine. À travers ses créations, elle participe ainsi à faire découvrir au public une autre facette de la richesse textile du continent.  

Sandra Mbuyi, une communion avec le public  

Puis, l’attention se déplace des allées du festival vers la scène. La chanteuse congolaise Sandra Mbuyi transforme progressivement son concert en moment de communion avec le public.  Lorsqu’elle interprète Goodness, les voix s’élèvent autour de la scène et une partie de la foule  reprend le morceau en chœur. L’artiste réserve également une surprise au public canadien : une chanson spécialement pour le Canada qu’elle chante à chacune de ses venues ici et qui, explique-t-elle sur scène, n’est disponible ni sur  Spotify ni sur YouTube. Le titre devient alors un moment privilégié du festival, partagé uniquement avec celles et ceux présents ce soir-là. L’ambiance reste chaleureuse jusqu’aux dernières minutes.  Après son départ de scène, le public en redemande encore.  

Des tissus traditionnels remis au goût du jour aux chants repris collectivement devant la scène, cette  journée de festival montre finalement plusieurs manières de faire vivre une culture loin du  continent. Au festival Afromonde, elle ne reste pas figée dans la tradition : elle voyage, se transforme et continue de se transmettre.

Festival Afro Monde 2026

Partager l'article

Fais-nous part de tes commentaires

Tu veux écrire pour Sayaspora? Nous sommes constamment à la recherche de nouveaux talents!