
Par Alizée Thalmensy
Sayaspora revient sur quatre spectacles marquants du Festival International Nuits d’Afrique qui s’est déroulé du 7 au 19 juillet 2026 à Montréal.
Le Festival International Nuits d’Afrique 2026 a célébré son 40e anniversaire en réunissant des artistes venus d’Afrique et leurs diasporas. Pendant plusieurs jours, la métropole québécoise a vibré au rythme des musiques du monde, confirmant une fois de plus pourquoi le festival est devenu un rendez-vous incontournable de la scène culturelle montréalaise.
Nous avons eu le plaisir d’assister à quatre scènes :
Oumou Sangaré : la reine du Wassoulou illumine le Festival Nuits d’Afrique
C’est avec énergie, présence et prouesse vocale que la grande artiste malienne nous a partagé les sonorités profondes de sa musique Wassoulou. Oumou Sangaré a rempli la salle de son aura. Son vêtement ressemblait à des ailes d’oiseau en ce 7 juillet ! Et oui, nous nous sommes envolés avec elle !
Notre coup de cœur : sa chanson dédiée au Mali du Nord !
Melodji : une voix engagée portée par des sonorités puissantes
Quand l’artiste tchadienne Melodji n’agite pas son œuf percussif, elle nous transmet des messages engagés aux accents afroféministes percutants. Puis, ses musiciens entonnent une nouvelle musique, et les sons qui sortent de sa bouche savent précisément toucher les cœurs.
Comme une magicienne, entre douceur et détermination, elle pourrait sans doute nous transformer à tout jamais !
La Guinée rend hommage au baobab des Nuits d’Afrique de Montréal : Lamine Touré
Cette soirée a réuni une pléthore d’artistes populaires de la Guinée : Sia Tolno, Degg J, AK, Manamba Kanté, Soul Bang’s et Habib Fatako, afin de rendre hommage à Lamine Touré, fondateur du Festival Nuits d’Afrique, il y a 40 ans.
Coup de cœur pour la foule en délire et l’énergie communicative lors de l’arrivée sur scène d’AK, ainsi que pour les improvisations vocales de Manamba Kanté, reprises en chœur par le public.
Grâce à Lamine Touré, nous avons aujourd’hui la chance de pouvoir dévorer, avec ferveur, le meilleur des traditions musicales africaines pendant quelques jours à Montréal.
On a déjà hâte à l’année prochaine !
Zal Sissokho et Laurent Perreault-Jolicoeur : un dialogue musical entre l’Afrique et le jazz
Nous avons terminé cette édition avec la prestation d’un duo fabuleux dont le son a éveillé notre curiosité : l’alliance de la contrebasse jazz avec celui de la kora, instrument traditionnel d’Afrique de l’Ouest, cette calebasse à cordes aux magnifiques aigus.
De beaux rythmes méditatifs, un batteur qui vit chacun de ses gestes, puis la voix de Zal Sissokho qui nous sort de notre voyage sensoriel pour nous faire plonger dans son âme.
Coup de cœur pour son discours pertinent sur le fait de se sentir citoyen du monde. Le mariage des cultures semble vibrer à l’intérieur de Zal Sissokho.

























