Icône de 2 masques de théâtre

Société

2 femmes devant un micro pour un podcast

Par Sayaspora

L’heure de converser n’est jamais terminée ! Sayaspora a voulu aborder avec la liberté de ton qui nous caractérise et sans tabous des sujets de société touchant directement les femmes de la diaspora africaine. Si tu as manqué cela pas de panique, en voici quelques points forts résumés dans cet article ! Les différentes ressources du projet Conversations d’Impact à savoir les capsules vidéo et les épisodes de podcast sont disponibles sur notre site internet. Nous attendons ton avis sur la question ! 

 

« Sans avoir le sentiment d’appartenir pleinement à la société montréalaise, je me sens un élément du côté cosmopolite de la ville. » 

Nous sommes prêtes à parier que tu as déjà abordé le sujet avec ton entourage ou que tu t’es déjà interrogée sur la question, sans oser l’aborder!  

La première capsule vidéo a mis en évidence, grâce aux témoignages de 3 femmes aux parcours différents et dans lesquelles tu te retrouveras probablement, les difficultés qu’elles pouvaient rencontrer lorsqu’il s’agissait de se sentir appartenir ou légitime au sein de la société montréalaise. Qu’elles aient immigré récemment ou soient nées ici, certains facteurs ont été évoqués pouvant expliquer ces difficultés. 

Nous avons ainsi abordé à travers les témoignages de Sarah, Blabina et Maty :

  • La difficulté à s’identifier à l’image que nous nous faisons de ce que signifie être québécois.
  • Le fait de ne pas pouvoir exprimer nos voix par les urnes, puisque n’ayant pas forcément la nationalité canadienne, et qui serait pour nous le moyen le perçu comme le plus direct d’être à l’origine de changements concrets. Nuancé par le fait que de moins en moins le vote est considéré comme une manière efficace de transformer la société. 
  • Les obstacles et incompréhensions auxquels nous avons été confrontées dans nos relations interpersonnelles depuis notre arrivée au Québec. 

Tu verras que les moyens que chacune d’entre elles a trouvé pour contrer ces obstacles ouvrent vers des questionnements profonds que nous avons eu l’occasion de développer lors de nos évènements, et tel en était justement l’objectif !

Que signifie faire sa place ? S’engager civiquement ? Est-ce que qu’en toi aussi se percutent des sentiments divergeant en fonction de si l’on parle de la société montréalaise, québécoise ou canadienne ? 

Tu constateras qu’en tout cas pour elles, certains mots sont visiblement plus difficiles  à prononcer que d’autres ! 

 

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« Pourquoi toujours faire référence à une société blanche lorsque l’on parle de vouloir s’intégrer au Québec ? » 

Nous avons voulu débattre et vous entendre ! Ainsi lors de l’évènement organisé autour de cette thématique, les langues se sont déliées, les avis ont divergés et de belles réflexions ont émergées ! 

Les 20 femmes présentes ont pu s’exprimer sur la complexité que représentait le terme même d’appartenance. Surprenant de constater certaines pourtant nées à Montréal ont déclaré se sentir en marge de la société alors même que d’autres arrivées récemment considéraient en faire partie intégrante! 

Se pose alors la question de ce qui définit en réalité la société montréalaise et québécoise, des personnes qui la composent et de pourquoi nous nous la représentions forcément comme blanche. 

Revient souvent de manière très nette que la plupart d’entre elles ne comptait aujourd’hui plus sur le système politique tel que nous l’avons connu pour porter nos voix ou faire évoluer la société vers plus d’égalité et de justice à l’égard des minorités. Raison pour laquelle nombre d’entre elles ont choisi de faire entendre leurs voix et de s’engager grâce à d’autres moyens : 

  • En créant ou en s’engageant au niveau professionnel dans les organisations spécialisés sur ces questions et œuvrant pour provoquer les changements concrets qu’elles souhaitent voir.
  • En donnant de leur temps à titre bénévole dans des projets de sociétés qui leurs tiennent à cœur.
  • En se regroupant et s’organisant afin de porter une voix plus forte et plus influente auprès des différentes instances décisionnaires.

Chacune a pu exprimer ce que signifiait pour elle « prendre sa place dans la société » et par quels moyens elle le faisait ou comptait le faire, pour celles qui en ressentaient le besoin. Si tu n’as pas pu te joindre à nos conversations nous espérons que tu as toi aussi un espace dans lequel tu peux discuter de ces questions ! 

 

« Tout est politique ! » 

L’épisode du podcast y étant relié et que nous t’invitons fortement à écouter accueille la passionnante et passionnée Saphia Arhzaf ! Canadienne/marocaine née à Montréal, elle a fait ses études en analyses politiques, détient une maitrise en communication interculturelle et s’est notamment intéressée aux dialogues féministes entre les féministes chrétiennes et musulmanes de Montréal. Elle est actuellement conseillère en égalité des genres au Sénégal, où elle vit depuis 2 ans. 

Il était important selon nous de revenir sur les raisons historiques ayant mené aux inégalités et aux préjugés dont sont aujourd’hui victimes les femmes de la diaspora africaine dans notre société. Pourquoi également de telles différences entre Montréal, Québec et Canada dans le sentiment d’appartenance ressenti par ces femmes ? 

Autant te prévenir, le doigt est mis sur des sujets qui fâchent! 

Cet épisode conduit à réfléchir sur la manière dont aujourd’hui tout est politique et sur comment il est possible de faire entendre ta voix et d’être à l’origine de changements concrets, d’une multitude de manières. 

Et toi, quelle est la tienne ? 

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