Icône de 2 mains désirant se toucher

Soeur

Par Yedidya Ebosiri

J’écris sur fond noir
Comme maître d’esclave en Louisianne
Echo de voix anciennes, je tisse des récits oubliés
Matraque métallique comme policier
Je frappe à la porte de l’ignorance
Car, vérité trop choquante
Trop difficile à avaler
Sais-tu à quel point tu ne sais pas?
Le monde me le fredonne tous les jours
Apparemment, c’est ça, l’amour
C’est se contenter de ne pas savoir
C’est courir et marcher par la foi
Le ciel m’a fait cadeau du don
De la parole libératrice
Celle qui engendre cataclysmes
La peur à son paroxysme
Sous la pesanteur du silence, ne t’empêche pas de murmurer
Les mots vivent seulement lorsqu’on leur permet de danser

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  • Yedidya Ebosiri

    Rédactrice en Chef

    Éternelle étudiante, Yedidya entame actuellement un diplôme de deuxième cycle universitaire en santé publique après avoir complété un baccalauréat en kinésiologie.

    Le socle de ses intérêts professionnels repose sur la lutte contre les inégalités sociales de santé; elle rêve d’un monde plus sain, plus juste, plus vert. En attendant, elle puise dans ses racines congolaises pour militer en faveur d’une Afrique libre et féministe.

    Tutrice pour une clientèle analphabète et intervenante de longue date en santé mentale, sa curiosité intellectuelle et son entregent caractérisent son parcours professionnel naissant. Autrefois éditrice pour un journal universitaire, elle ne cesse de nourrir sa passion pour le journalisme et se réjouit de mettre ses compétences rédactionnelles au service de sa communauté. Pour elle, Sayaspora incarne l’excellence noire et l’innovation sociale, d’où sa fière contribution au rayonnement du magazine.

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