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SHE | DIPLÔMÉE ET ENSUITE ?

SHE | DIPLÔMÉE ET ENSUITE ?

 

« Cachez-moi ces diplômés sans master que je ne saurais voir! »

En ce qui a trait au parcours universitaire la plupart des parents africains sont clairs : un master sinon rien. Depuis petit, on le sait. Pour eux c’est le plus beau gage de respect, le plus beau cadeau qu’ils recevront avec fierté ou encore le plus beau trophée qu’ils pourront exhiber auprès de leurs amis.

« Tous ces sacrifices faits en vain? Je ne pense pas non, tu appliqueras pour ton master ma fille! »

Mais dans toute cette planification académique parentale notre avis compte peu. Pendant 3 années de licence on a étudié, compris les plus grandes théories micro et macro économiques, les théorèmes les plus complexes ou encore les pensées philosophiques les plus élaborées. À la fin de ces trois années (4 pour certains…) spirituellement et physiquement intenses on nous demande de faire encore plus d’efforts. On nous demande de nous conformer à un système qui existe depuis de nombreuses années et qui peine à se corréler à nos moeurs. Parce que oui, au final il est question de nous.

« Un doctorat c’est le minimum! Les longues études t’apporteront beaucoup plus d’opportunités »

Parlons d’opportunités. Ces possibilités hasardeuses qu’au final nous pouvons créer, voici l’argument principal de ceux qui trouvent un certain confort au sein de ce système. Je ne remets pas en question l’utilité d’un master ni même d’un doctorat mais bien le chemin par lequel nous devons tous passer afin de créer ces possibilités qu’in fine, peuvent aujourd’hui naître d’une autre manière.

De plus, en tant que jeunes femmes africaines nous savons qu’à un moment donné la question du mariage deviendra une problématique. Comme si au cours de ces trois dernières années, surmenées à étudier, nous avions eu le temps d’organiser des auditions pour trouver le gendre idéal.

« Que feras-tu après ta License? »

Après ma licence j’irai voir le monde et je réfléchirai à la vie puisqu’à ce qu’il paraît elle est courte.
Je reviendrai. Je retrouverai mes chaises et tables universitaires mais avant j’ai besoin d’une pause. Une pause qui me permettra de me créer mes propres possibilités parce que je découvrirai qu’il existe autre chose qu’un système qui étouffe mes opportunités.

 

CO-FOUNDER

DJAMILLA TOURE

A student in International Law and International Relations at UQAM, Djamilla was born in Ivory Coast and lived 10 years in Morocco. For her, SAYASPORA is a project that stems from a void : the lack of representation of inspiring women with whom she could identify to. From that void, SAYASPORA was founded.

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