Illes ne feront pas de place pour nous

Comme jeune femme on ne nous apprend pas à nous aimer.
On vague un peu à la dérive de l’acceptation sociale,
Grand flou où les violences multiples sont comme les vagues pour une personne naufragée,
Possiblement mortelles.

À quel moment est-ce qu’on vieillit ?
Est-ce lorsque par automatisme on se conforme et on se conforte ?
Quelle horrible déclaration…
D’une tristesse incroyable, les limites se posent sur notre peau, nous enserrent, nous étouffent.
On est contrôlé, même et surtout j’aimerais dire dans les pays occidentaux.
Oui il y a liberté, mais les normes sont si aléatoires, femmes des diasporas africaines vous ne pourrez y goûter.
Les mères ne se baignaient jamais, mais elles avaient chaud.
Elles ont investi le burkini, mais les autres préfèrent les voir se priver que de les laisser s’amuser.
Femmes des diasporas africaines, vous ne pourrez y goûter.
La liberté est une limonade dont on veut vous priver de sucre.
Vous êtes soumises ou trop vocales, vous froissez, élément perturbateur, vous n’êtes ni du nous ni du eux.

Bah vous savez quoi, vous n’avez pas à l’être, soyez hybrides, prenez du ici et du là-bas, construisez vos propres normes, une nouvelle culture, l’une où la tolérance et la découverte sont de mise.
Libérez-vous vous-mêmes.
Si vous avez besoin de mon aide pour vous soutenir, je serai là à chaque pas, à vous aimer et vous encourager dans le meilleur de mes capacités.
Illes ne feront pas de place pour nous.
Une fois qu’on s’en rend compte, on se libère.
L’océan est aussi grand que mon cœur et mon amour se transforme comme le chemin accompli par une goutte d’eau.
On s’investit, on soutient, on est solidaire et on se libère.

Sayaspora
Writer - Sayaspora

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