Being Queer & Muslim

In light of Pride, I am reflecting on my identities. My identities have no order. I am Algerian, African, Amazigh, Arab, Muslim, a woman, and Queer. I am all of these things at once, and I have made it one of my main goals to show that I can and do exist, and that others like me can too. My identities do not contradict each other and do not need to be reconciled.

I have always questioned the way we have remembered historical figures, especially Muslim women. It has been clear to me that there is an active effort to erase and neglect queerness in our remembrance. There is a clear heteronormative way of remembering Muslim women. By highlighting my own queerness and religion, I want to challenge that way of remembering: I want to insert myself into history as a Queer Muslim woman. Once I pass and become an ancestor, I do not want my queerness to be erased.

On June 13, Sarah Hegazi, a queer Egyptian woman committed suicide. In September 2017, Sarah flew the Pride flag at a Mashrou’ Leila concert in Egypt. After, she was imprisoned and tortured by authorities. She then sought asylum in Canada. Sarah had always been a symbol of resistance and liberation for me. Her own country, her home failed her and she died in exile.

Queer Muslims deserve to be safe no matter where they are in the world. Queer liberation is African liberation. To me, being Queer and being African are synonymous, they are about being my full self. To declare that I am queer, Muslim, and African is about declaring myself in a society that hates anything different from the norm. Standing with Africa means standing with ALL of Africa, it means confronting racism, homophobia, and transphobia, it means challenging hate and discrimination within our communities.

This Pride month has been one of mourning. Mourning for Sarah, mourning for the Pulse victims, mourning for the Black queer and trans women who have lost their lives. May they all rest in power and may we honour their memory through our activism and existence.

Writer and Community Manager for Sayaspora – Rachel Habrih
@rachel.hab
She is Algerian-Romanian, born in France, and living in Montreal.

Être queer et musulmane

Pendant ce mois de Fierté, je réfléchis beaucoup à mes identités. Mes identités n’ont pas d’ordre. Je suis Algérienne, africaine, Amazigh, arabe, musulmane, une femme et queer (LGBT). Je suis toutes ces choses à la fois. J’en ai fait l’un de mes principaux objectifs pour montrer que j’existe, et que d’autres comme moi peuvent également exister. Mes identités ne se contredisent pas et n’ont pas besoin d’être réconciliées.

J’ai toujours remis en question la façon dont nous nous sommes souvenus de personnages historiques, en particulier des femmes musulmanes. Il est clair pour moi qu’il y a un effort actif d’effacement et de négligence de queerness (le fait d’être queer) dans notre mémoire collective. La mémoire collective des femmes musulmanes est basée sur la hétéronormativité. En mettant en valeur ma propre queerness et ma propre religion, je veux contester cette façon de se souvenir: je veux m’insérer dans l’histoire en tant que femme musulmane queer. Une fois que je suis morte et que je devienne un ancêtre, je ne veux pas que ma queerness soit effacée.

Le 13 juin, Sarah Hegazi, une femme queer et Égyptienne s’est suicidée. En septembre 2017, Sarah a arboré le drapeau de la Fierté lors d’un concert de Mashrou’ Leila en Égypte. Après, elle a été emprisonnée et torturée par les autorités. Elle s’est ensuite exilée au Canada en tant que demandeur d’asile. Sarah a toujours été pour moi un symbole de résistance et de libération. Son propre pays, chez elle, l’a laissé tomber et elle est morte en exile.

Les musulmans queers méritent d’être en sécurité, peu importe où ils se trouvent dans le monde. La libération queer est la libération africaine. Pour moi, être queer et être africaine sont synonymes, il s’agit d’être moi-même à part entière. Déclarer que je suis queer, musulmane et africaine, c’est me déclarer dans une société qui déteste tout ce qui est différent de la norme. Se tenir avec l’Afrique signifie se tenir avec TOUTE l’Afrique, cela signifie affronter le racisme, l’homophobie et la transphobie, cela signifie contester la haine et la discrimination au sein de nos communautés.

Ce mois de la fierté a été un mois de deuil. Deuil pour Sarah, deuil pour les victimes de Pulse, deuil pour les femmes noires queer et trans qui ont perdu leur vie.

Qu’elles se reposent toutes en pouvoir, et qu’on puisse honorer leur mémoire à travers notre activisme et notre existence.

Écrivaine et Gestionnaire de Communauté à Sayaspora – Rachel Habrih

@rachel.hab

Elle est Algérienne-Roumaine, née en France et vit présentement à Montréal.

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